bizarre

Si ce monde vous déplaît, imaginez-en d'autres.


I dance

Rédigé le Samedi 24 Mars 2012 à 11:28 | Lu 3321 fois


« I dance » déploie un hallucinant dance floor virtuel, un défilé de mode et de créatures dansant aux rythmes de la musique mixée en live par les Djs, dans les reflets d'une boule disco géante.


Pierre Giner a perçu très tôt le potentiel des appareils communicants de poche. Lors d’un séjour en Corée, il tombe sur la drôle d’application de Space Illusion Inc., qui présente des chorégraphies miniatures associées à des chansons téléchargées. Il entame alors une collaboration avec l’entreprise coréeenne et modélise ses propres personnages en 3D, qu’il fait évoluer avec le chorégraphe Christian Rizzo et habiller par de grands couturiers (Christian Lacroix, Issey Miyake...) ou qu’il emprunte à la pop culture (Spiderman, Goldorak...). Il «rejoue» l’application nomade pour créer une ambitieuse installation multimédia baptisée «I Dance».

Créé en 2005 au Festival international de mode de Hyères, «I Dance» devient une formidable machine à danser. Pierre Giner invite des DJ’s renommés (Mr Scruff, Patrick Vidal...) et bâtit des soirées d’un nouveau genre, où il mixe ses images animées en direct sur des écrans gigantesques au rythme de la musique. «I Dance», qu’on a pu voir à la Nuit Blanche 2007 ou à la Géode, a depuis fait le tour du monde, provoquant de Séoul à Liverpool, de Barcelone à Bucarest, le même émerveillement.

Jouant à la fois de l’aléatoire du programme et de la synchronie avec la musique, constamment en évolution, cet outil à la fois hypertechnologique et immédiatement appréhendable par un public novice sort les musiques électroniques du ghetto des boîtes de nuit pour réinventer le bal populaire à l’aube du XXIe siècle. Il est présenté ici dans sa version la plus générique, comme le parfait outil de VJing qu’il est.


...

I dance

Avec des personnages de Jurgen Frisch, Anne Valérie Hash, Christian Lacroix, Alexandre Matthieu, Sébastien Meunier, Issey Miyake, Mister Scruff, Christian Rizzo, Christian Wijnants. 

Les mix de Jean-Yves Leloup // Patrick Vidal // Mathieu Doze // DJ Ike et Kropotkine // DJ Wet // DJ  Move D // DJ Tony M // Erká // DJ Okapi // DJ Sergi Vila // Mister Scruff 

Nuit Blanche / Paris // Sonorama / Besançon // Festival International de Mode Hyères / Villa Noailles // Montjuic de nit / Barcelona // Casa Encendida / Madrid // Budapest // Bucarest // la Réunion // Suzhou Village // Grand Palais / Paris

 


Idance Barcelona / Pueblo Espanol
Idance Barcelona / Pueblo Espanol
Nuit Blanche 07, Galerie Royale, Paris, octobre 07
 
Sur les façades de la Galerie Royale, transformées en dance-floor virtuel, des personnages 3D hyperfashion s’agiteront toute la nuit au rythme de la musique mixée live. Présenté pour la première fois à l’occasion du festival international de mode à Hyères, I Dance de Pierre Giner met en scène des personnages virtuels designés par des créateurs de mode tel Christian Lacroix, Anne-Valérie Hash Christian Wijnants ou Issey Miyake. À l’occasion de la Nuit Blanche, la collection s’agrandit avec notamment une Grace Jones portant le fameux bustier en plexiglas confectionné pour elle par Miyake ainsi qu’une nouvelle pièce de Lacroix...
Ces personnages, insupportablement kawaï, dansent en outre à la perfection, en accord parfait avec la musique. Pierre Giner s’est réapproprié un tutorial de danse développé en Corée pour aider les timides à répéter leur pas de danse et éviter le ridicule en boîte de nuit.
La société à l’origine du logiciel étant spécialisée dans la capture de mouvement, la gestuelle des personnages en 3D est d’une précision extrême.
Infatigables, ils se déhancheront jusqu’au bout de la nuit, en compagnie de Superman, Goldorak et leurs petits amis à poils, sous les scintillements d’une boule disco géante et aux sons des DJ’s de Poptronics (DJ ike, Dj Kropotkine, Jean-Yves Leloup, Patrick Vidal et DJ Wet) qui proposeront une histoire de la danse/dance, depuis les danses balinaises aux incursions folk nu-rave, en passant par la musette électro et les beats technos.

Marie Lechner, écrans/Libération 

Idance Budapest / Bal de Rue, 2008
Idance Budapest / Bal de Rue, 2008

Idance Suzhou / 2014. Patrick Vidal, Damien Bourniquel.
Idance Suzhou / 2014. Patrick Vidal, Damien Bourniquel.

Idance / Sonorama, Musée des Beaux Arts, Besançon / 2009.
Idance / Sonorama, Musée des Beaux Arts, Besançon / 2009.
Une Nuit blanche qu’I-dance, qui danse

Sous la boule à facettes géante, la Nuit blanche 2007 sera forcément paillettes avec Pierre Giner et son installation I-Dance. Et ce n’est pas parce que poptronics est de la partie qu’on va se priver d’en dire tout le bien qu’on en pense (et on revient demain sur le reste du programme, pas chiens). Pierre Giner aime les artefacts technos, ces espèces d’extensions électroniques qui nous transforment tous en photographes ambulants, cinéastes amateurs et enregistreurs d’ambiances. Artiste facétieux, globe-trotteur infatigable (Japon, Corée, Chine...), il en rapporte toujours quelques tétra octets d’images, d’idées, d’élans. C’est en Corée qu’il a trouvé le logiciel 3D d’apprentissage de la danse au centre de sa proposition pour la Nuit blanche 2007. Des danseurs kawaï 3D, dont les mouvements sont indexés aux beats des musiques les plus trépidantes qui soient (ah, la musique coréenne de karaoké). Imaginez des Véronique et Davina en avatars 3D et vous aurez une petit idée du logiciel que Pierre Giner s’est fait un plaisir de détourner à sa convenance, pour en faire l’outil d’un bal musette des temps modernes. 

Danseurs émérites, jamais en retard d’un temps, toujours la pêche et le même rythme endiablé, ces figures numériques plutôt insupportables (Mia Frye  devrait les trouver si « grrooove my love ») sont clonées, rhabillées, customisées par un Giner en territoire modeux - il faut dire que Pierre -  aime les mélanges, art et cirque, art et net, art et médias, art et jeux vidéo… En 2005, au festival de mode de Hyères d’abord, quatre jeunes créateurs leur confectionnent des habits de lumière. Pour cette Nuit blanche, de plus grands noms encore s’y mettent : Issey Miyake ressort le bustier rutilant de la Grace Jones 80’s (l’égérie des dance floors d’alors), Christian Lacroix et Anne Valérie Hash ou encore Christian Wijnants se prennent au jeu. Sans oublier les ajouts hybrides, le Superman au-delà de l’ambiguïté sexuelle, les figures échappées de la Guerre des étoiles ou des jeux de baston méchants, sans oublier les chatons et autres doudous 3D typiques de la culture kawaï. 

Tout ce joli monde virtuel s’agitera aux rythmes plus ou moins trépidants des dj’s invités pour l’occasion par poptronics. Dans l’ordre d’apparition, les dj’s maison pour commencer, Ike et Kropotkine, histoire de coller au style pop’éclectique, puis les invités prestigieux, Jean-Yves LeloupPatrick Vidal  et dj Wet. Objectif, faire entendre toutes les couleurs des musiques qui font se trémousser frénétiquement : danses balinaises, musette électro, beats techno, nu-rave et néo-folk se succèderont de 19h à l’aube pour épuiser les danseurs, virtuels ou non. Un « poptromix » forcément sauvage, puisque le dance floor qu’a imaginé Pierre, décidément farceur, est à deux pas de la place Vendôme, sous les verrières de la galerie Royale. 
Facile dès lors d’imaginer le contraste entre la foule des officiels qui ne manqueront pas de déambuler en début de soirée (le maire est attendu à minuit) et les danseurs « tête à claque » sur écran. Qui manipulera qui ? Pierre, aux consoles d’une forme extrêmement détournée de Vjing ? Jean-Yves Leloup, cofondateur du duo RadioMentale, à l’origine du concept de cinémix, Patrick Vidal, l’ancien chanteur punk du Marie et les garçons des années 80, depuis passé par les Bains Douche, le Privilège ou les Nuits sonores ? Ou la foule ?
annick rivoire   

I dance

I dance

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I dance

I dance

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I dance

                              Pierre Giner a perçu très tôt le potentiel des appareils communicants de poche. Lors d’un séjour en Corée, il tombe sur la drôle d’application de Space Illusion Inc., qui présente des chorégraphies miniatures associées à des chansons téléchargées. Il entame alors une collaboration avec l’entreprise coréeenne et modélise ses propres personnages en 3D, qu’il fait évoluer avec le chorégraphe Christian Rizzo et habiller par de grands couturiers (Christian Lacroix, Issey Miyake...) ou qu’il emprunte à la pop culture (Spiderman, Goldorak...). Il «rejoue» l’application nomade pour créer une ambitieuse installation multimédia baptisée «I Dance».    Créé en 2005 au Festival international de mode de Hyères, «I Dance» devient une formidable machine à danser. Pierre Giner invite des DJ’s renommés (Mr Scruff, Patrick Vidal...) et bâtit des soirées d’un nouveau genre, où il mixe ses images animées en direct sur des écrans gigantesques au rythme de la musique. «I Dance», qu’on a pu voir à la Nuit Blanche 2007 ou à la Géode, a depuis fait le tour du monde, provoquant de Séoul à Liverpool, de Barcelone à Bucarest, le même émerveillement.    Jouant à la fois de l’aléatoire du programme et de la synchronie avec la musique, constamment en évolution, cet outil à la fois hypertechnologique et immédiatement appréhendable par un public novice sort les musiques électroniques du ghetto des boîtes de nuit pour réinventer le bal populaire à l’aube du XXIe siècle. Il est présenté ici dans sa version la plus générique, comme le parfait outil de VJing qu’il est.


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